Jean-Pierre Raffarin : "Si les démocraties ne se réveillent pas, elles souffriront terriblement"
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Jean-Pierre Raffarin : "Si les démocraties ne se réveillent pas, elles souffriront terriblement"

LExpress - Politique 17 octobre 2026 à 11:30
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Depuis la première parution en 1976 de Démocratie française (Fayard), aucun autre livre publié n'a été rédigé dans le Salon doré par un président de la République en fonction. C'est que nous vous parlons d'un temps où le politique ne s'assujettissait pas à l'instantanée et disposait encore d'un "temps de cerveau disponible" suffisant pour se livrer à l'artisanat merveilleux et ingrat de la réflexion. Celui également, où un livre pouvait encore s'écouler à près d'un million d'exemplaires - crise de la lecture oblige, les ambitions commerciales de cette réédition de Démocratie française sont évidemment plus humbles. Outre le souci de faire vivre l'héritage de "VGE", l'idée sous-jacente est d'inspirer à ceux qui prétendent à la fonction suprême la même démarche de "proposer au pays une vision". Mais à quoi ressemblait celle de VGE et en quoi peut-elle servir à ceux qui prendront la charge de bâtir l'avenir ? Pour le savoir, son fils, Henri Giscard d'Estaing , nous a recommandé d'aller sonner à la porte d'un ancien Premier ministre qui l'a bien connu. Entretien avec Jean-Pierre Raffarin. L’Express : Dans l'émission de Darius Rochebin sur LCI, lorsque la photo de Valéry Giscard d'Estaing est apparue, Marine Tondelier a dit qu'elle voyait en lui des ressemblances avec Emmanuel Macron. Qu'en pensez-vous ? VGE se voyait-il dans l'actuel chef d'Etat ? Jean-Pierre Raffarin : Giscard n'était pas du genre à se voir dans qui que ce soit ! (sourire) Mais il y a évidemment des points communs, notamment des capacités intellectuelles exceptionnelles et une volonté de rassembler au centre. Le grand parti centriste de Giscard, c'était aussi, d’une certaine manière, le "en même temps" macronien. Mais contrairement à Emmanuel Macron, Valéry Giscard d'Estaing était convaincu que, pour gouverner, il fallait une force politique organisée, qui apporte des ressources humaines, fait remonter les informations du terrain et permet de relayer son action. Il a donc rassemblé l’UDF, avec les indép

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