Calvitie : pourquoi perd-on ses cheveux ?
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Calvitie : pourquoi perd-on ses cheveux ?

National Geographic France 11 octobre 2026 à 09:41
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On ne meurt pas de perdre ses cheveux. En revanche, cela peut être un tournant dans l’existence. Pour beaucoup de personnes, perdre ses cheveux, c’est se perdre. « Les gens traversent une phase de deuil », explique Angela Christiano de l’Université Cornell. « On fait le deuil de son apparence […] et nombreux sont ceux qui font le deuil de leur identité. » La chute des cheveux est un phénomène tout ce qu’il y a de plus courant. Selon l’Association américaine de la calvitie, deux tiers des hommes américains verront leurs cheveux se clairsemer ou chuter de manière claire avant l’âge de 35 ans. À 50 ans, cette statistique monte à 85 %. Et bien que l’on en parle moins, nombreuses sont les femmes qui, elles aussi, perdent leurs cheveux : 20 % environ des personnes victimes d’alopécie en France sont des femmes . Malgré son universalité, la chute des cheveux n’est pas aussi bien comprise que l’on pourrait le penser ; en particulier en ce qui concerne les personnes qui ne sont pas des hommes, ces derniers ayant été les sujets de la majorité des recherches effectuées jusqu’à ce jour.    TESTOSTÉRONE ET PERTE DE CHEVEUX Il y a des millénaires déjà existaient des indices que la perte de cheveux avait quelque chose à voir avec le développement sexuel masculin ; philosophes et médecins grecs de l’Antiquité remarquaient en effet déjà dans leurs écrits médicaux que les eunuques ne devenaient pas chauves. Les scientifiques comprennent désormais que la calvitie, de loin la cause la plus fréquente de perte des cheveux chez les hommes, se produit à cause des androgènes, les hormones sexuelles masculines. La recherche doit malheureusement cette connaissance à une période cruelle de l’histoire américaine. En 1942, l’anatomiste James Hamilton étudia des personnes souffrant de troubles mentaux qu’on avait décidé de castrer sous l’influence du mouvement eugéniste. Le scientifique s’aperçut que les hommes castrés avant la puberté n’étaie

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