Marine Le Pen, la présidentielle et le budget 2027 : le réel, c’est quand on se cogne
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Marine Le Pen, la présidentielle et le budget 2027 : le réel, c’est quand on se cogne

LExpress - Politique 21 septembre 2026 à 16:00
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"Je ne suis pas les autres", affirme Marine Le Pen, fière de sa singularité. "Les Français nous disent que nous ne parlons pas comme les autres", appuient ses proches, pour mieux souligner l’originalité de la démarche. A l’évidence c’est une différence et une force que de n’être associé à aucun de ceux qui ont exercé le pouvoir au cours des dernières décennies. Ne rien avoir fait, c’est ne rien avoir mal fait. Et une campagne électorale est le moment idéal, le lieu parfait, pour laisser accroire que tout est possible. Le Rassemblement national n’invente rien en la matière, il n’empêche, il faut se pincer quand on entend un conseiller de la candidate assurer à propos du logement : "Il suffit de libéraliser les énergies et après, ça marche tout seul." L’élection présidentielle de 2027 s’avance et dans le sombre contexte d’aujourd’hui, entre conflits internationaux et tensions financières inédites, pas grand-chose ne "marche tout seul". Au point que, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, une épreuve se présente et va servir de révélateur : le budget. Sébastien Lecornu affiche dans le projet de loi de finances un plan d’une cinquantaine de milliards d’économies. Le réel, c’est quand on se cogne. Chacun va devoir, avant le scrutin d’avril et mai, dévoiler sa stratégie financière, qu’il s’agisse de Jean-Luc Mélenchon , plus prompt à préconiser de "foutre au feu les titres de dette" que d’envisager le moindre gel de crédits ; des représentants du bloc central, qui vont tordre le nez devant un PLF pour lequel a été promise une stabilité fiscale mais qui se traduit tout de même par une hausse des prélèvements obligatoires ; et bien sûr de Marine Le Pen. La favorite des sondages, ses fidèles l’attestent, se comporte différemment que pour ses batailles de 2012, 2017 et 2022 parce qu’elle sait que la victoire peut être au bout, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent. Se contenter de dire non, pour rester dans la position douillette de l’opposant perpé

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