Violences en France : derrière la crise de l’ordre public, le spectre d’un Etat impuissant
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Violences en France : derrière la crise de l’ordre public, le spectre d’un Etat impuissant

LExpress - Politique 24 octobre 2026 à 08:30
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En cette année 1960, la France s’enlise dans le conflit algérien. En pleine semaine des barricades - période d’affrontements entre des partisans de l’Algérie française et les forces de l’ordre - le général de Gaulle théorise le rôle de la puissance publique . "Il n'y a eu de France que grâce à l'Etat. La France ne peut se maintenir que par lui. Rien n'est capital que la légitimité, les institutions et le fonctionnement de l'Etat", lance le président de la République le 28 janvier devant les membres du Conseil d’Etat. La crise algérienne, cause de la chute de la IVe République, a peu à voir avec les troubles sociaux actuels. Mais les violences du 17 octobre donnent un écho particulier aux propos de l’homme du 18 juin. Quelle est la "légitimité" d’un Etat incapable d ’assurer la sécurité publique ? Quel crédit accorder à une puissance publique débordée par des pilleurs ? Le tout sous le regard des Français postés devant les chaînes d’informations en continu. L’Etat est depuis observé avec suspicion. Ce jeudi, la préfecture de police de Paris invite les commerçants à renforcer leur sécurité en amont de la mobilisation du 24 octobre, évoquant un "recours à des agents privés accompagnés le cas échéant d'équipes cynophiles". Aussitôt, les réseaux sociaux se déchaînent. On invoque une rupture du "pacte social" et une "faillite de l’Etat", contraint de déléguer au secteur privé l’une de ses missions essentielles. Le préfet de police de Paris Patrice Faure se fend alors d’un message sur X pour calmer le jeu. Il évoque une recommandation "peut-être maladroite" et rappelle que la protection des commerçants est "de la responsabilité de l’Etat". Quand l'Etat ne rassure plus Il était urgent de rappeler la légitimité exclusive de la puissance publique à assurer le maintien de l’ordre public. A défaut, le pire est à redouter. "Je crains qu’un commerçant ne tire un jour dans le tas, glissait un ministre en début de semaine. Celui qui ne se sent pas protégé par l’Etat, à un moment, i

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