"Les lignes ont bougé" : des banques d’affaires aux cabinets de conseils, ces milieux macronistes qui basculent vers le RN
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"Les lignes ont bougé" : des banques d’affaires aux cabinets de conseils, ces milieux macronistes qui basculent vers le RN

LExpress - Politique 28 octobre 2026 à 06:45
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Un soir de juin dans le Ier arrondissement parisien. Une nuée de visiteurs se presse devant l’Hôtel de Toulouse, siège historique de la Banque de France. François Villeroy de Galhau, le gouverneur, part à la retraite. Il organise un cocktail pour l’occasion et a convié quelques invités. On y croise Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, l’ancien ministre Bruno Le Maire et l’actuel ministre de l’Economie Roland Lescure, quelques eurodéputés dont la macroniste Valérie Hayer. Et, au milieu de ces représentants centristes, Pierre Pimpie, élu eurodéputé en 2024 sur la liste du Rassemblement national. Le frontiste entretient, depuis quelques années maintenant, de bonnes relations avec les représentants de la Banque de France, qu’il a rencontrés à plusieurs reprises. En janvier 2026, dans les locaux historiques, déjà. Et en juillet 2025 au Parlement européen. Un changement radical depuis le temps, pas si lointain, où les élus RN devaient quitter la table lorsque les parlementaires européens recevaient les représentants des banques. Cette perméabilité nouvelle ne se limite pas aux seconds couteaux . Le 4 décembre 2025, déjà, dans le très chic hôtel Park Hyatt planté au cœur de la rue de la Paix, Jordan Bardella parade devant les représentants de grands fonds d’investissement internationaux. Convié par la banque Oddo BHF, le président du RN participe à une conférence pour présenter son programme économique, et surtout rassurer les participants, traditionnellement hostiles à la formation lepéniste. "Ils aiment bien les gagnants" "Un des grands moments de bascule pour ces profils, c’est la dissolution de 2024, assure un frontiste connaisseur des milieux d’affaires. Ils ont perdu confiance en toute forme de rationalité chez Emmanuel Macron. Or, ces gens-là, leur seule boussole, c’est la volonté de réduire le risque au maximum, et de contrôler les choses, peu importe le degré de radicalité." Les élus RN convergent dans le même constat : plus qu’ils n’

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